fleche magie

Alchimiste et sorcier


Les rituels magiques, très souvent réalisés en cohésion avec la nature et pour le bien fait de toute une communauté, se sont développés dans toutes les régions du globe. Mais ils présentent également une face plus sombre. Il y a fort longtemps, certains se sont rendu compte du grand pouvoir que leur conférait la magie et en ont usé à des fins personnelles.

Alchimistes et sorciers

Sorcier

L’alchimie est une combinaison de croyances philosophiques, scientifiques, et religieuses, dont les origines se sont perdues dans la nuit des temps. Les alchimistes du Moyen Âge étaient persuadés que si la nature était capable de produire un arbre à partir d’une minuscule graine, ils pouvaient reproduire ce processus naturel et transformer un métal commun or ou argent. La « pierre philosophale » était considérée comme la substance indispensable pour réaliser cette opération miraculeuse. On pensait également qu’elle présidait au principe même de vie. Pour les alchimistes, le soleil symbolisait l’or et l’âme, et la lune, l’argent et le corps. La pierre philosophale était un mélange de soufre, de sel et mercure, ce dernier étant souvent assimilé à un dragon ailé, symbole ancien de la versatilité.

L’objectif fondamental de l’alchimie était de revigorer et de r »générer la terre, mais bien alchimistes s’écartèrent de cette voie. Ils formèrent une société fermée, les maîtres de magiciens, qui travaillaient dans le secret le plus total. Avides de richesse, ils entreprirent des pratiques démoniaques pour obtenir des pouvoirs surnaturels. Ils croyaient que le diable et ses princes démons les serviraient jusqu’a la fin de leur vie s’ils pactisaient avec eux. En retour, après leur mort, les sorciers devenaient esclaves des princes démons. C’est pourquoi ils faisaient tout pour prolonger leur vie en pratiquant la nécromancie et des sacrifices humains. Lorsqu’il passait un pacte avec le diable, le magicien devait signer un document avec son sang, car il était dit : « Celui qui contrôle le sang d’un autre contrôle aussi son âme. »

La perversion des symboles

Alchimie

Celui qui pratiquait une telle sorcellerie ne pouvait faire usage des signes et symboles bienveillant de la magie naturelle, voués dans ce cas à l’échec. Il fallait donc inverser et déformer les symboles, afin de parvenir leur pouvoir. Le swastika (croix gammée) en est un exemple. Venant d’un mot sanskrit signifiant « de bon augure », il représentait dans de nombreuses cultures le bonheur et la bonne fortune. Ill incarne désormais tous les démons du monde depuis que les nazis ont adopté comme emblème le swastika dextrogyre, celui dont les branches sont coudées vers la droite. Le pentagramme (étoile à cinq branches), quant à lui a été beaucoup utilisé à la fois en magie blanche et en magie noire ; dans cette dernière, il pouvait être inversé ou comporter des sommes de différentes longueurs. Ainsi modifié, on l’appelait « signe du pied fourchu ».

Les affaires

Alchimia

Les poupées d’argile, de cire et de bois étaient employées dans des rites visant à nuire à un ennemi. Elles étaient ficelées, piquées d’épingles ou de clous, brûlées, fondues ou enterrées pour provoquer la mort de la personne visée. Les images étaient parfois faites d’un mélange de graisse et de céréales, puis brûlées dans un lieu fréquenté par la victime de façon à capturer son âme. Certaines poupées étaient bicolores : une couleur servait pour les sorts maléfiques, l’autre pour les sorts bénéfiques. On pensait par ailleurs que, pour blesser une personne, il fallait dessiner son image dans la terre, puis la mutiler avec un bâton pointu. Le culte de Satan servait autrefois à des fins personnelles ; ceux qui s’y abandonnaient recherchaient la toute-puissance, sans se préoccuper du mal qu’ils occasionnaient. Ce type de magie est dangereux, et il ne vaut mieux pas y toucher.