Dans toutes les cultures anciennes il y a eu un arbre sacré. Le choix de celui-ci dépendait de la situation géographique du peuple, mais sa signification magique et spirituelle était la même « Toucher du bois » pour attirer la chance ou en signe d’espoir est l’ultime manifestation des croyances ou l’on communiquait avec les esprits des arbres.
Chez les Celtes, les mois de l’année étaient liés au cycle lunaire. Les treize cycle de l’année étaient mesurés de la pleine lune à la pleine lune suivante, et portaient le nom d’un arbre sacré.
| Mois celtique | arbre | Dates |
|---|---|---|
| Beith | Bouleau | 24 décembre-20 janvier |
| Luis | Sorbier | 21 janvier-17 février |
| Nuin | Frêne | 18 février-17 mars |
| Fearn | Aulne | 18 mars – 14 avril |
| Saille | Saule | 15 avril – 12 mai |
| Huathe | Aubépine | 13 mai - 9juin |
| Duir | Chêne | 10 juin – 7 juillet |
| Tinne | Houx | 8 Juillet – 4 août |
| Coll | Noisetier | 5 août – 1er septembre |
| Muin | Vigne | 2 septembre – 29 septembre |
| Gort | Lierre | 30 septembre – 27 octobre |
| Ngetal | Roseau | 28 octobre – 24 novembre |
| Ruis | Sureau | 25 novembre-22 décembre |
Depuis les temps les plus reculés, on attribue des vertus surnaturelles aux plantes et aux fleurs. Les fleurs sont utilisées depuis longtemps pour marquer des événements importants, de la naissance à la mort, et les extraits de la plante sont très employés dans la pharmacologie moderne. Les plantes traditionnellement employées pour la divination et les visions étaient la mandragore, dont les racines ressemblent à une silhouette humaine, et le coudrier (hamamélis), dont les sourciers se servent toujours pour trouver de l’eau. L’euphraise et la verveine aidaient aussi à avoir des visions. Les guérisseuses et les sorcières vivaient alors proches de la nature et cultivaient leurs plantes elle-même.
Leur jardin était un sanctuaire dans lequel poussaient des herbes médicinales et magiques destinées à des sorts préservant d’un danger, ou pouvant attirer un être aimé et apporter chance, et bonheur, santé et richesse, spirituelle ou autre.
Les roses, symbole universel de l’amour, sont employées dans des sortilèges depuis des siècles. Elles symbolisent la beauté et la perfection, la rose blanche étant par ailleurs l’emblème du silence. Pour les magiciens, le nombre de pétale d’une rose a un sens : sept signifie sept degrés de perfection absolue et huit la renaissance. Parmi les fleurs les plus utilisées dans les sortilèges d’amour se trouvent la nigelle de Damas, le myosotis et la pervenche. Les personnes délaisse par l’être aimé préfèrent, quant à elle, la pensée.
Pour attirer la chance, les alchimistes du Moyen Age employaient le millepertuis et l’alchémille. Les autres plantes porte-bonheur étaient le tournesol, la fleur de pommier, la verveine, le sceau de Salomon, l’impatience et la bruyère. Pour attirer l’argent, la monnaie-du-pape, la plante de jade, les chatons de noisetier et le romarin s’imposaient mais également le lilas, l’amandier et le chèvrefeuille.
Pour se protéger et éloigner les mouvais esprits, on recourait traditionnellement au chêne, au sorbier, au noisetier et à l’aubépine. La pivoine était sacrée pour les grecs et les chinois, et, en Europe, on enfilait ses graines sur une cordelette blanche que l’on portait au cou pour se protéger. L’épiaire était la fleur préférée des Italiens, qui disaient : « Vends ton manteau et achète des épiaires. »
Dans une maison, les plantes suivantes favorisent une atmosphère de paix et de sérénité : lavande, gaude, hysope, iris, camomille, herbe sainte, reine de prés, rose trémière, houx et lierre.